Mots d’amour

By abalice | janvier 24, 2010

Quoi de plus adorable qu’un petit bonhomme qui vous répond : “Je t’aime très fort moi aussi” quand vous lui souhaitez bonne nuit et lui dîtes “je t’aime” avant de refermer la porte de sa chambre ?

Sûrement pas grand chose !

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By abalice | janvier 13, 2010

Bon, allez, Matteo est couché, Romain est en déplacement, c’est le bon moment pour mettre un peu ce blog à jour. Oui, je sais, c’en est bien fini de l’ardeur des débuts, où les billets arrivaient quotidiennement comme des petites horloges suisses du web… Faut dire qu’une classe de 28 loulous en journée et un petit gars de deux et demi en soirée, c’est du boulot. Et on peut pas dire que l’Alice soit dans une forme olympique, plutôt du genre en ce moment à poser mon popotin sur le canapé dès que je peux… bon, bref.

Et pourtant on ne peut pas dire non plus que notre vie soit vide ces derniers temps, il s’en passe des trucs et des machins, d’importances variées certes mais quand même.

Evidemment, THE grande nouvelle du moment, c’est : ON ACHETE. Eh oui, après quelques recherches infructueuses et un garnd coup de coeur cet été, mais trop tôt… nous sommes finalement revenus vers notre coup de coeur, et puis on a craqué. Nous nous lançons donc dans la grande aventure de la propriété, avec ses remboursements mensuels à faire peur, sa taxe foncière, son impôt foncier, tralalaitou. Mais quel bonheur d’avoir un chez soi à soi, de ne plus jeter l’argent par les fenêtres en donnant généreusement nos sous à quelqu’un d’autre tous les mois (j’ose même pas compter tout ce qu’on a donné à d’autres en loyer deuis 10 ans que nosu sommes ensemble, mais en même temps onne pouvait pas parier sur la viabilité de notre relation trop tôt). Notre futur appartement se situera donc, à partir du 15 juin, à Pont Royal, près du village de Mallemort. Surface de 105 mètres carré je crois, 3 chambres, 1 terrasse à l’avant et 1 petit patio, très aéré avec cuisine américaine, ce qui nous a d’emblée plu c’est le plain pied et cet aspect ouvert très agréable. Ce qui nous avait moins plu la 1ère fois, c’est que c’est un peu plus éloigén encore que Pélissanne, environ 15-20 minutes de plus de route… mais pour un bien dans notre budget, bien négocié, où j’imagine sans peine un ou une petit(e) deuxième faire ses 1ers pas (même si on aura bien d’autres choses à faire avant !).

Voici un lien vers quelques photos, même si selon nous elles ne rendent pas bien compte de l’appart en vrai, car il est assez labyrinthique et il m’a été difficile de prendre des photos en profondeur :

http://picasaweb.google.fr/giacalone.matteo/AppartPontRoyal

Voilà, nous allons bientôt changer de vie, mais Mallemort a l’air d’être un petit village mignon et animé, et le quartier où on est en est à 1 kilomètre et demi. La municipalité a l’air assez tournée vers les familles (normal, elles s’éloignent toutes des centres de vie parce que c’est trop cher), l’école où irait Matteo est toute neuve, la crèche est juste en face. On ne connaît pas encore, on a essayé d’y faire un tour le week-end dernier mais ça caillait trop, on reviendra.

Voilà pour le gros morceau.

A part ça, on va bien… Romain a beaucoup de boulot et de plus en plus de responsabilités, c’est assez stressant mais en même temps c’est ce qu’il voulait, pouvoir prendre des initiatives, être reconnu pour son travail et son sérieux et sa ténacité et tout et tout, et ne pas avoir de patron débilo-sadico-mégalo-sans coeur au dessus de lui qui (par exemple, si on pioche dans les souvenirs) le houspille parce qu’il met des baskets (je dis ça mais dernièrement il a dû s’acheter des chaussures de Môssieur de presque 30 ans avec des semelles prescrite par son orthopédiste, donc voilà le résultat de toutes ces années de baskets, finalement ce fou de Mr Schlachter n’avait peut-être aps totalement tort ?).

Moi je me plais toujours autant dans ma petite maternelle de Maussane, mes collègues sont très sympas, les ATSEMN efficaces, l’ambiance est cool, ça me change de l’année dernière où les boutons me poussaient à l’approche du lundi et du mardi, relaaaax Maaaax. Mais bon, je commence à m’habituer au fait que je doive, encore, partir de cette école pour une autre, mais c’est le choix que je fais chaque année, ne pas atterrir dans les quartiers et tracer ma route parce que je veux péter plus haut que mon barème.

Avec le temps petit barème deviendra grand. Avec le temps. Mais c’est pas demain la veille. En attendant je suis le Lucky Luke de l’Education Nationale, sur mon destrier dans ma Ford Fusion avec ses pneus tout neufs que j’aime bien sentis passer je trace ma route. Traceeeer ma route, ma vie c’est traaaacer…

Quant à Matteo, ça y est, il a passé la barre des 30 mois, tandis que son père s’approche de ses 30 mois lui aussi ans. Dans 6 mois il pourra légalement jouer avec tous les jouets à éléments détachables, sa vie sera belle.

Plus ça va plus il devient un petit garçon, ce qui a des avantages et des inconvénients. Il tient de mieux en mieux la conversation, on commence de fait à bien rigoler. Il est très rigolard, théâtreux, extrêmement câlin. Mais il peut aussi être très concentré, taciturne, sérieux. L’autre jour il me dit en me voyant manger : “Maman, tu fais attention à tes doigts avec le couteau !” :o)

Il abandonne peu à peu son statut de bébé, est de plus en plus fier de dire “je suis grand”, crise et chouine moins, joue de plus en plus aux jeux d’imitation, se raisonne davantage.

Mais il teste aussi plus notre autorité, veut tout faire tout seul même ce qu’il ne peut pas et ne doit pas, martyrise pas mal les chats, fout sa chambre en bordel en deux minutes trente chrono (record à battre). Le truc qui m’énerve le plus c’est quand il fait le bébé mou pour pas qu’on l’habille. Ou encore qu’il répète cinquante fois la même chose, sur le même ton, sans se lasser.

Il est passé dans la dernière section à la crèche, “chez les Grands” comme il dit (alors qu’il a le même âge qu’eux). Nous espérons secrètement qu’il va tout à coup s’intéresser de plus près aux toilettes, chose que pour l’instant il fuit tel l’indien fuit le cow-boy et vice-versa.

Nous avons eu le droit l’autre jour à la 1ère émergence du règne du caca : en voiture, il jouait avec un playmobil. Le playmobil lui disait : “Regarde, j’ai fait une grosse crotte” et Matteo rigolait. Hourra, nous serons bientôt de plain pied dans l’ère du pipi-caca-prout-ah ah ah. Toute la question est de savoir quand nous en sortirons.

 Enfin voilà, notre petite famille continue son petit bonhomme de chemin, en solo et en collectif, bon an mal an.

Bonne année 2010 à tous, au fait.

A toi maman avec qui j’aimerais tellement passer plu de temps. A toi papa que j’aime énormément même si on ne se le dit pas forcément. A toi Anne-Gaëlle que j’ai vue toute souriante à Noël et que j’étais contente de voir ainsi. A toi Marie, dont je me sens proche malgré les kilomètres, qui m’a donné le petit coup de pouce pour être maman en l’étant avant moi, et qui a fait deux si adorables petits bonhomme et bonne femme. A toi ma Gathou, que j’aime tant et à qui je souhaite de se lancer dans la vie en tout points, pour enfin avoir ce que tu mérites.

A toi mon petit bonhomme personnel, que tu grandisses encore et encore jusqu’à ce qu’on puisse mettre deux fois mes chaussures dans les tiennes, je t’aime très fort même si parfois tu m’épuises, tu es si attachant que j’en oublie le reste.

Et à toi mon amour, qui m’accompagne si bien au quotidien, même si ce n’est pas toujours facile la vie.

Je vous aime tous.

Et à toutes les autres personnes qui viendraient à atterrir sur ce blog, par le hasard du web ou intentionnellement.

Que 2010 commence !

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Matteo chez le psy

By abalice | novembre 3, 2009

Bon, alors à l’origine on avait pris rendez-vous à cause des terreurs nocturnes qui ont commencer à réveiller Matteo en pleine nuit y’a à peu près un mois, le laissant dans un état de zombie hurlant et tonitruant complètement dingue, jetant ses peluches et ses sucettes à travers la pièce en nous prenant pour des monstres et se jetant contre sa barrière de lit tel un Iroqua sauvage contre un bison.

Mais les terreurs nocturnes sont passées… et le rendez-vous est resté. De toute façon ça faisait un certain temps qu’on envisageait d’y aller, car faut bien dire que depuis sa naissance on se psoe pas mal de questions sur ce petit être au caractère si tranché qui a envahi nos vies.

Donc, lundi matin, hop ! en voiture… on débarque à Pertuis chez la charmante, diaphane, blonde et échevelée Marie Smith, pédopsy estampillée de son état (aka le Pays Merveilleux du Bien Être Enfantin que je fréquente depuis deux ans, entre la pédiatre zen tendance homéopathe, l’osteopathe nichée aux fins fonds de la Provence qui fait des supers massages, il manquait plus qu’elle quoi).

Déjà, le cabinet d’un psy pour enfants, c’est plus joyeux que celui d’un adulte. Y’a des jouets partout, même si on devine que chacun a une petite raison d’être cachée pour faire parler les minots. Matteo entre dans le cabinet, un peu suspicieux, et se saisit immédiatement d’un gros mouton en peluche. La psy l’observe un moment avant de me demander ce qui nous amène.

Bon, en gros : que mon fils se réveille encore, à 28 mois, en pleurant. Tous les matins. Et qu’il semble habité par une certaine frustration qui, par moments, le laisse en état de crise impressionnant.

Bon, le reste relève du secret professionnel, et serait trop long à raconter dans les détails… mais ça m’a assez bluffée. Rien qu’en touchant le dos de Matteo, Marie Smith en a déduit :

- que ma grossesse avait été idyllique, très calme et zen, mais que la fin de grossesse et l’accouchement avaient été durs pour le bébé
- que Matteo avait été en arrêt respiratoire deux fois pendant l’accouchement (vrai et vérifié)
- que Matteo avait dû être un bébé extrêmement pleureur parce qu’il avait mal quelque part
- que Matteo était un petit garçon ultra sensible, éponge à émotions, comme sa mère (oui, moi aussi elle m’a détectée en deux microsecondes, et sans me palper le dos en plus)
- que Matteo était un petit garçon très prudent parce qu’il n’avait pas pu se construire d’expérience motrice intra-utérine, car bébé trop gros probablement coincé par deux tours de cordon les derniers temps, et à qui il a donc manqué tout un pan de développement sensori-moteur, et la psy de me sortir “on a dû vous le seriner très tôt que votre bébé était gros, non ?”
- que Matteo n’avait pas fait de 4 pattes et avait fait tous les progrès moteurs en décalé

Quand même, j’ai trouvé ça impressionnant, étant donné que je ne lui avais aboslument rien dit…

Diagnostic : Matteo est un peu mal dans son corps car il n’a construit aucune confiance en ses capacités motrices dans mon ventre, et la position couchée notamment ne lui plaît pas trop. Parfois, cela le frustre tellement qu’il se met en colère contre lui même et contre nous, qui ne lui venons pas en aide.

Et donc, voici le programme de réajustement sensori-moteur du loulou :

- bain avec 6 cuillères à soupe de gros sel tous les soirs, suivi par un massage des pieds à l’huile essentielle pour le “reconnecter” avec le sol, puis gambadage les pieds nus toute la soirée
- encouragements à jouer aux jeux de construction pour réveiller les aptitudes motrices des mains de Matteo, qui d’après elle ne sont pas assez mobiles (Matteo aurait tendance à n’utiliser que sa main gauche et à prendre la droite comme complément facultatif)
- encouragements à jouer à des jeux défiant l’équilibre, notamment le vélo
- jeux où on se mouille la tête à grands jets dans le bain, pour revivre le moment de l’expulsion et se rendre compte qu’on s’en sort…
- encouragements à se débrouiller seul pour les gestes su quotidien

Nous avons donc entamé ce programme hier soir

*** un bain en ma compagnie où je me suis arrosée la tête à outrance pour faire genre c’est super rigolo alors que je déteste ça, et sans grand succès du côté de Matteo à part celui de lui faire déverser 3 tonnes de gobelets d’eay sur MA tête ! Qu’est-ce qu’il faut pas faire… avec tout ça c’est MOI qui vais finir par vaincre ma phobie de l’eau !
*** massage des pieds vigoureux (selon les recommandations) durant lequel Matteo n’arrêtait pas d’essayer de m’échapper en disant “aïe” (bon…….. c’est pas gagné)
*** essai de laisser gambader pieds nus avec un Matteo qui revient 10 minutes plus tard : “Veux mes chaussons, moi, mes pieds a froid”

Allez, on tient bon !

Et on retourne sur le divan pour petits le 16 décembre avec papa…

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